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 Manipulation entre peste et gentillesse [PV Alyss] TERMINE

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Camille Weber

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MessageSujet: Manipulation entre peste et gentillesse [PV Alyss] TERMINE   Sam 8 Jan - 21:06

Décembre 2010... Si il y a un mois dans l'année que Camille déteste plus particulièrement, c'est le mois de décembre. Ce fameux mois où son anniversaire, Noël et Nouvel an se succèdent. Des évènements donnant lieu à des réunions hypocrites de famille, chose qu'elle déteste par dessus tout. De plus, c'est officiellement l'hiver mais c'est tellement rare de voir de la neige... Juste de la pluie qu'elle rêve de se voir transformer en jolis flocons blancs. Mais cette année, tout allait changer ! Le lundi 13 décembre 2010 Camille allait avoir 18 ans, elle serait enfin officiellement autonome et cela la réjouissait énormément. Elle passerait son permis le premier jour des vacances de Noël et si tout se passait bien, elle pourrait conduire pour la seconde semaine des vacances. Cette année elle ne partirait pas au ski avec ses parents, elle le regrettait un peu car elle adorait le ski mais de toute façon, elle partait en mars avec sa classe donc tout allait bien. Cette année, elle irait voir la mer en hiver, mais pas la méditerranée comme toujours avec ses parents, non, elle irait voir la manche, ou l'océan atlantique, elle ne s'était pas encore décidée. Elle avait une cousine qui vivait dans le Finistère et il était décidé qu'elle irait lui rendre visite, tout était prévu. Mais en plus de cette visite de famille, prétexte pour se rendre en Bretagne, elle avait une autre idée derrière la tête...
Ça y est, Noël est passé, Camille a reçu d'un cadeau commun de toute la famille, pour Noël et son anniversaire cumulés la voiture allant de paire avec le permis qu'elle a obtenu quelques jours auparavant. Ses bagages sont prêts et elle surexcitée, elle part le lendemain matin de bonne heure, en même temps que ses parents qui vont skier.
Après une journée de trajet en étant partie bien avant le levé du jour, elle arrive enfin chez sa cousine. Mais après trois jours ennuyants à mourir chez cette dernière, elle met enfin son plan à exécution. Le mercredi 4 janvier 2011 elle fait ses au revoir à sa cousine pour soit disant rentrer chez elle car elle doit travailler avant la rentrée. Mais ses parents absents, personne ne pourra vérifier si elle y est bien présente et voici donc Camille qui se dirige à quelques kilomètre de là où elle logeait, direction la pointe du groix.
Depuis plusieurs semaines, depuis que l'idée de ce voyage en solitaire lui est venu à l'esprit pour être précis, elle a décidé de rencontrer le fameux Pierrick avec qui elle discute par ordinateurs interposés depuis tant de temps. En effet, le jeune homme âgé de 21 ans est Breton et cette visite leur permettra enfin de se rencontrer. Camille est nerveuse car elle sait bien qu'elle n'est pas très à l'aise avec les étrangers mais en est-il vraiment un ? Cela fait plus de trois ans qu'ils se racontent tout et sans le connaitre elle l'adore. Mais le lieu du rendez-vous n'est pas pour rassurer la jeune Alsacienne. En effet, elle a rendez-vous à 18h, alors que la nuit est en train de tomber sur une point reculée de tout. D'après les SMS que Pierrick lui a envoyé, c'est surtout un lieu magnifique et peu fréquenté ce qui leur permettra de se retrouver rapidement, ce qui, ne s'étant jamais vu, n'est pas forcément une chose aisée.
Arrivée au lieu de Rendez-vous avec un peu d'avance Camille se gara à proximité et marcha jusqu'à la pointe. Elle consulta ses messages, vérifiant que Pierrick n'avait pas changé le lieu du Rendez-vous au dernier moment ou prévenu d'un retard pour elle rangea son téléphone et sortit son lecteur MP3 afin d'écouter de la musique. Elle s'assit sur un banc et commença à attendre en écoutant sa musique et regardant la mer. Il faisait de pus en plus sombre et aussi de plus en plus froid, mais cela ne dérangeait pas la jeune fille habituée à des températures bien plus basses. Rapidement, la brume se leva et Camille ne vit plus à deux mètres devant elle. Elle commença à paniquer mais se dit que cela devait être normal. Elle se décida donc à attendre encore un peu car, d'après sa montre l'heure du rendez-vous n'était pas encore arrivée et c'était bel et bien sur ce banc qu'ils devaient se retrouver.
Les chansons se succédaient les unes aux autres et pourtant, il n'arrivait pas. Elle regarda sa montre une fois de plus et constata avec surprise que les aiguilles n'avaient pas bougées. Elle conclut immédiatement que les pilles devaient êtres mortes et sortit son portable de son sac pour regarder l'heure. Mais étrangement, ce dernier, qui avaient pourtant encore toute sa batterie lorsqu'elle l'avait rangé juste avant était aussi éteint et elle n'arrivait pas à l'allumer. En dernier recours, elle décida de retourner à sa voiture afin de rallier un endroit où elle pourrait recharger son portable et contacter Pierrick pour s'excuser et fixer un lieu de rencontre plus simple. Camille se leva donc et revint ce ce qu'elle pensait être ses pas mais elle marcha bien plus longtemps qu'elle ne l'avait pour arriver là et, ne voyant toujours rien à cause de la brume, elle fini par comprendre qu'elle était perdue... C'était malin ça, perdu en pleine nuit sur une pointe mystérieuse sans portable ni aucun moyen de retrouver son chemin. Elle coupa sa musique, essayant de percevoir un bruit qui pourrait l'aider. Elle appela aussi, peut être que quelqu'un l'entendrait... Elle en se rappelais plus si il y avait des habitations à proximité.


- Il y a quelqu'un ? S'il vous plait, venez m'aider, je me suis perdue !

Mais à part le bruit des vagues et du vent, le silence perdurait. Elle continua donc à marcher, espérant retrouver son chemin. Tout à coup, elle apperçu une ombre à travers la brume, non loin devant elle.

- Il y a quelqu'un ? Pierrick ? c'est toi ? Si c'est toi c'est pas drôle...


Mais elle ne reçu pas de réponse. Elle suivit donc la silhouette jusqu'à arriver devant ce qui ressemblait à un gros rocher mais se révéla être un blockhaus qui semblait être habité.

Camille venait d'entrée dans Lanneg Krazenn... La lande oubliée.

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Dernière édition par Camille Weber le Dim 9 Jan - 19:42, édité 1 fois
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Alyss Faurel

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MessageSujet: Re: Manipulation entre peste et gentillesse [PV Alyss] TERMINE   Sam 8 Jan - 21:45

Alyss était coincée. Sur la lande, bien sur, mais plus encore. Être coincée sur cette fichue lande voulait dire passer pas mal de temps ici, vu qu'aucune des personnes présentes ne semblaient comprendre comment faire pour sortir de ce trou. On lui avait dit qu'ils dormiraient dans le blockhaus en attendant. Qu'on verrait le lendemain. Alyss avait halluciné. Dormir où ? Sur un des ces matelas moisis qu'on avait retrouvé dans ce truc de béton ? Fallait pas rêver ! Elle avait répondu d'un ton sec qu'elle aimait mieux dormir dehors. Une bonne femme avait tenter de la rassurer par une phrase plus que classique : "Oui, je comprends, ça doit être dur, mais si nous ne nous reposons pas, et patati, patata ..." Nan, tu comprends pas. Laisse tomber. Alyss n'avait rien dit. Elle s'était contenté de jeter un regard noir à l'assemblée. Depuis quand on parlait de cette façon à Alyss Faurel ? A Cannes, elle était la reine. Hors de question qu'elle tombe. Hors de question non plus qu'elle choppe le choléra. Dormir sur ce matelas, mais bien sur ! Et puis il ne devait pas être plus de 20 heures. Avec ce portable qui ne voulait pas s'allumer, elle n'avait même pas une idée correcte de l'heure. Mais bon, il ne devais pas être bien tard. Il était 20 heures à tout casser, elle avait déjà foiré son 31 décembre. Bloquée sur la lande au lieu de s'éclater dans une boite de Nice avec Morgane. Déjà plusieurs jours qu'elle était ici ...

- Et merde ...

Mais bon, ici, elle n'avait rien à faire. Rien à manger à part son paquet de chips et ses gâteaux sec. Du gras. C'est ce qu'elle avait voulu. Bien sur, elle risquait de prendre quelques grammes, mais comme elle avait envisagé d'aller se faire vomir avant de passer à table, le 31 décembre. ... Mais nan ! Changement de programme. Quoi que. "Je trouverai bien un coin pour faire ça ici ..." Oui, ça ne devrait pas être bien compliqué. Finalement, elle n'avait mangé que des machins à base de plantes préparés par une femme. Elle gardait le gras pour plus tard.

Dans l'immédiat, le problème n'était pas là. Où allait-elle dormir cette nuit ? Et comment faire pour ne pas cailler ? Alyss n'avait pas de réponse pour le moment. Dehors ? Bof. Pour se faire pleuvoir dessus ... Sans compter que le choléras pourrait également le rattraper à l'extérieur. Elle était coincée. La jeune femme allait faire demis tour quand une voix retenti non loin d'elle.

- Il y a quelqu'un ? Pierrick ? c'est toi ? Si c'est toi c'est pas drôle...

Elle avait quand même pas une tête à s'appeler Pierrick ?! Nan mais fallait pas déconner non plus ... Alyss hésita. Répondre ou pas ? Peut être pas tout de suite. Haussant les épaules, elle décida de marcher vers le blockhaus. Autant aider un minimum cette fille, même si elle n'en mourrait pas d'envie ... "Une première bonne œuvre, faut bien ..." songea Alyss.
Elles étaient à proximité du blockhaus quand la jeune femme décida de parler. Et puis bon ... autant être sympa, au début. D'autant que cette fille pourrait peut être lui servir plus tard ... Qui sait ? Alyss lui offrit un sourire chaleureux.

- Désolée, il n'y a pas de Pierrick ici à ma connaissance ... Mais tu devrais bien le trouver.

Rien à voir avec la peste qui avait débarqué quelques heures plus tôt.
Pas mal, pas mal. Sourire sympa, ton cool ... Elle était sur la bonne voie. Un nouveau sourire. Elle recoiffa rapidement ses cheveux légèrement trempés par la brume - ok, elle était coincée ici, mais hors de question d'être mal coiffée. Surtout si ce Pierrick était dans les parages. Et qu'il était beau gosse. Humm .. Peut être que les choses pourraient s'arranger ... Et cette fille n'avait pas l'air bien méchante. Jolie, un peu perdue ... "Comme un bizuth de la fac ..." se dit Alyss. Autant la mettre dans son camps tout de suite.

- Je m'appelle Alyss. Ravie de te voir !
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MessageSujet: Re: Manipulation entre peste et gentillesse [PV Alyss] TERMINE   Dim 9 Jan - 19:40

Cela faisait plusieurs minutes que Camille suivait la silhouette qui marchait devant elle, enfin, c'est ce qu'elle pensait vu qu'elle n'avait plus aucun moyen de juger du temps qui passait. Mais cette apparition la rassurait, au moins si quelqu'un marchait devant elle et qu'elle la suivait, même si elle ne savait pas où allait cet inconnu ni à quoi il ressemblait, elle ne risquait pas de tomber d'une falaise qu'elle n'aurait pas vu à cause de la brume. Cependant, le fait que malgré ses appels elle ne recevait aucune réponse laissait à sa crainte une place prépondérante dans ses émotions.
Camille tentait de repérer où elle était mais la brume, ajoutée à la nuit qui tombait peu à peu ne lui permettait vraiment pas ce luxe, elle était donc condamnée à suivre son étrange guide jusque là où il la mènerait. C'est après quelques minutes, lorsque quelque chose se dressa devant eux que la personne qui marchait devant elle s'arrêta enfin. Camille pu la rattraper et découvrit que l'inconnu était enfaite une inconnue. En effet, une jeune femme se dressait devant elle, elle devait avoir une vingtaine d'années à peu près et Camille l'aurait qualifiée non pas de jolie mais de belle. L'inconnue paraissait sûre et fière d'elle, des choses que Camille ne connaissait pas vraiment. Et quand l'étrangère prit la parole, elle sembla assez sympathique.

- Désolée, il n'y a pas de Pierrick ici à ma connaissance ... Mais tu devrais bien le trouver.

Le ton était cool et surtout, elle souriait franchement ce à quoi Camille répondit par un autre sourire, mais bien plus timide celui-là. Mais les paroles de l'autre jeune fille l'intriguait. Il n'y avait pas de Pierrick "ici", mais qu'était-ce donc que ce ici ? On était en pleine nature et normalement à l'heure là il n'y aurait du y avoir personne. Camille était seulement perdue sur cette point brumeuse mais se pourrait-il qu'il y ai d'autres personnes qu'elle même et cette inconnue sur cette pointe de nature sauvage et reculée ? Elle se promit de lui demander rapidement car ses propos lui semblaient assez obscurs. Pendant ce temps, l'inconnue s'était recoiffée et Camille pour qui l'apparence était quelque chose de très secondaire se demandait bien pourquoi elle faisait ça.Il n'y avait personne pour les voir là où elles étaient, surtout avec la nuit et la brume et franchement, qui pourrait s'intéresser à sa coiffure à cet instant là ? Finalement, la jeune fille sympathique avait l'air de quelqu'un d'assez superficiel, ce que ne semblait pas démentir sa tenue, plutôt réfléchie alors que celle de Camille se composait des premiers habits propres qu'elle avait trouvé le matin là c'est un dire un simple jeans bleu accompagné d'un chemisier blanc et d'un épais gilet en laine assortit à l'écharpe qu'elle avait mise pour se protéger du vent.
Après un court silence, l'étrangère reprit la parole pour se présenter, elle avait un léger accent mais ce dernier n'était pas l'accent Breton, non, la jeune fille devait être une touriste, comme Camille mais elle avait l'air de venir du sud.

- Je m'appelle Alyss. Ravie de te voir !


Elle faisait un nouveau sourire mais Camille n'y prêta pas attention et se contenta de prendre la parole pour la première fois, d'une voix qu'elle aurait voulue plus assurée, mais devant une étrangère et dans un contexte aussi étrange, elle ne pouvait pas faire mieux :

- Salut, moi c'est Camille et je suis bien contente de te rencontrer aussi. Je pensais que j'étais perdue toute seule sur cette pointe...

En disant cela Camille repensa au fait qu'elle avait rendez-vous sur cette pointe. Elle l'avait attendue cette rencontre mais là elle virait au cauchemar sans même avoir eu lieu. Il l'avait finalement oubliée ou peut-être n'avait-il même pas eu l'intention de venir ? La peur de ce lieu étrange et de l'inconnu, cumulé à l'appréhension de cette rencontre faisait penser à Camille des choses auxquelles elle n'aurait jamais pensé à un autre moment. Comment pouvait-elle croire que Pierrick l'avait oubliée ou n'avait pas eu l'intention de ce rendre à ce rendez-vous qu'ils avaient organisés ? Les longues discussions qu'elle avait eue avec lui lui repassaient à l'esprit et un voile de tristesse apparu sur son visage lorsqu'elle se rappela que à cet instant précis elle aurait du être avec lui et pas perdue là, au milieu de nul part avec une certaine Alyss dont elle ne savait rien.
Camille frissonna, toujours le vent, le froid et la peur. Elle se mit alors à fouiller dans son sac à dos qu'elle avait emporté en sortant de sa voiture vu qu'en plus du strict nécessaire - affaires de toilette et quelques vêtements de rechange - ses pièces d'identité y étaient rangées. Elle en sortit sa veste et l'enfila rapidement avant de se relever et de faire à nouveau face à l'autre jeune fille. Prenant son courage à deux mains, l'Alsacienne reprit la parole et demanda :

- Avant tu as dit qu'il n'y avait pas de Pierrick ici à ta connaissance, mais tu n'en n'es pas sûre, c'est bien ça ? Et surtout, ça veut dire qu'il y a d'autres personnes que nous deux sur cette pointe un 4 janvier alors que la nuit est en train de tomber et que la brume nous empêche de voir à deux mètres ?

Dans sa voix l'incrédulité et l'espoir pouvaient se lire. Incrédulité parce qu'elle doutait vraiment de la présence d'autres personnes et espoir car l'idée que Pierrick puisse tout de même être là signifiait qu'il s'était bien rendu au rendez-vous et qu'il avait pensé à elle. Tout dépendrait de la réponse d'Alyss et celle-ci ne devrait pas tarder.


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MessageSujet: Re: Manipulation entre peste et gentillesse [PV Alyss] TERMINE   Mar 11 Jan - 2:14

- Salut, moi c'est Camille et je suis bien contente de te rencontrer aussi. Je pensais que j'étais perdue toute seule sur cette pointe...

Pathétique. Aucune fierté dans sa voix, juste une pauvre fille perdue. Alyss tacha de ne pas rouler les yeux juste devant elle. Si elle voulait se montrer sympa, ce n'était pas la meilleure des choses à faire.
Camille. Prénom quelconque. Fringues quelconques. Cheveux bouclés ? Mouais. Pourquoi pas. Bien sur, elle avait un beau visage. Mais c'était clair, elle n'aurait pas tenu deux jours à Cannes. Pas dans le milieu d'Alyss, du moins.

- Camille ? C'est un joli prénom !

Si on veux. Si on a aucun goût, peut être. Pour Alyss, c'était des paroles en l'air, comme elle en prononçait souvent. Trop souvent, peut être, du gout de certaines personnes. Rien à cirer. Elle était la reine, elle le resterait. Les autres n'avaient pas le moindre intérêt si ils ne pouvaient pas l'aider dans son ascension. Tout comme cette bonne femme qui avait tenté de la rassurer, quand elle était arrivée. Ce visage lui rappela soudain un problème tout à fiat urgent. N'ayant pas le choix, elle avait opté pour les vieux matelas, les observant sous tous les angles, choisissant le moins pire. Comme elle avait toujours des lingettes désinfectantes dans son sac, c'était bon pour le moment. "Mais elles ne vont pas durer, mes lingettes ... Bon, je verrai ça plus tard." Dans l'immédiat, elle devait répondre à cette ... Camille.

- A vrai dire, c'est un peu compliqué. Vient, sortons de cette brume, on sera mieux pour discuter.

Alyss l'entraina un peu plus loin. Pas très loin de la falaise. Il fallait l'avouer, elles avaient de là une vue splendide sur l'océan déchainé. Enfin, quand il faisait jour, bien sur ... La jeune femme choisi un rocher à un près sec avant de s'asseoir, faisant signe à Camille d'en faire autant.

- Je sais, ça peut paraitre dingue, mais nous sommes coincés ici. Ils devaient être six quand je suis arrivée. Maintenant, nous sommes dix, à peine. Tu l'as peut être remarqué, tu tournes en rond dans la brume et il te faut un sacré bout de temps pour retrouver ton chemin. Quand au chemin pour quitter la pointe, il a tout simplement disparu.

La jeune femme fit un vague mouvement vers le blockhaus.

- Tu l'as vu, il y a ce bloc de béton qui commence à dater un peu ...Notre repaire de fortune, si on veux ... Y'a des vieux matelas pourris dedans. C'est tout. Et une femme fait de la cuisine aux plantes. Spécial. Ça nous empêche de mourir de faim, quoi.

Elle laissa un peu de temps à Camille de digérer tout ça. Bah oui, se prendre tout ça en plein figure quand on doit voir son mec, c'est quand même pas de bol ... Au fond d'elle même, Alyss compatissait. Un peu.
Ah, voilà que le Pierrick revenait. Elle offrit un sourire faussement désolé à Camille.

- Non, je suis désolée, mais je sais qu'il n'est pas ici. Je suis coincée là depuis quatre jours, alors tu imagines, je l'aurai vu. Je suppose juste que si tu devais le voir ici, il va forcément arriver. Le soucis, c'est qu'il va se retrouver coincé aussi ...

Mais Alyss était là. Oui, elle pourrait bien arranger les choses. Enfin, les arranger en sa faveur, bien sur. Aider les autres, et puis quoi encore ? Mais au fait ...

- Mais au fait, qui est ce mystérieux Pierrick ? Enfin, si je peux me permettre de te poser la question, bien sur.
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MessageSujet: Re: Manipulation entre peste et gentillesse [PV Alyss] TERMINE   Dim 16 Jan - 23:09

- Camille ? C'est un joli prénom !

Une phrase quelconque, passe partout à laquelle Camille ne fit pas attention, trop plongée dans ses réflexions. Elle se demandait vraiment ce que faisait cette Alyss sur la pointe brumeuse et alors qu'elle lui disait que c'était compliqué, la curiosité de l'Alsacienne grandissait encore plus. Elle lui proposa de sortir de la brume avant de lui expliquer, idée contre laquelle Camille n'eut rien à redire tant ce brouillard devenait dérangeant. Ce genre de météo, elle n'y était pas habituée, l'air était humide et salé alors que chez elle, il était généralement froid et sec. Enfin bon, dire qu'à cet instant il faisait chaud aurait aussi été un mensonge, ce qui était une raison de plus de suivre l'autre jeune femme, bouger, c'est connu, ça réchauffe.
Elles marchèrent un peu, pas longtemps, pour sortir de la brume, C'était étonnant à quel point cette dernière pouvait vite disparaitre. Derrière ce voile blanc un ciel sombre dans lequel on avait du mal à percevoir des étoile. Et devant elles, une falaise tombant à pic dans des flots qu'on ne voyait pas mais que le bruit seul suffisait à qualifier de déchainés. Le vide juste devant elles, un vide qui avait toujours fasciné Camille. Elle ne comptait pas le nombre de fois où elle avait marché sur les rebords des balcons, vacillant vers le vide, ni même les fois où, depuis sa chambre d'internat au troisième étage elle s'asseyait sur le rebord de la fenêtre, les pieds dans le vide. Mais en ces moments là, elle était toujours seule, elle n'avait pas besoin de ça pour que les gens la trouve étrange et lui prête des penchants suicidaires donc en compagnie de quelqu'un qu'elle ne connaissait pas, elle s'abstint de s'approcher du bord de la falaise. Alyss finit par s'assoir sur un rocher qui était sec et en indiqua un autre à Camille qui obéit sans poser de question. Cette étrangère avec un drôle de caractère et elle se faisait obéir sans aucun problème par notre timide jeune fille.
Après encore un instant de silence, Alyss commença son explication et le moins que l'on puisse dire c'est que l'on se trouvait en plein roman de science fiction. Selon elle on ne pouvait plus ressortir de la lande lorsqu'on avait traversé la brume. Il y aurait soit-disant une dizaine de personnes prisonnières de la lande qui seraient installées dans un blockhaus, l'histoire semblait irréaliste cependant, quelque chose dans la vois d'Alyss montrait qu'elle ne mentait pas, à moins qu'elle ne soit une menteuse hors pair. Elle avait fait un mouvement montrant une direction lorsqu'elle avait parlé du blockhaus servant de refuge et avait décrit l'errance qu'avait subit Camille à peine quelques minutes avant leur rencontre lors de son explication. Des détails mais des détails qui ne trompent pas quant à la véracité des propos tenus. Lors de sa description des lieux dans lesquels les gens s'étaient réfugiés, l'inconnue avait esquisser une moue de dégoût ce qui assura Camille dans sa première idée à son sujet : Elle assurait beaucoup d'importance à l'apparence. Mais cela ne dérangeait pas Camille pour le moment vu le peu d'importance qu'elle assurait à ce que l'on pouvait penser d'elle, Alyss pouvait bien la trouver quelconque, elle s'en fichait.
Cependant, les révélations d'Alyss avaient tout de même laissé Camille sous le choc. Il était difficile pour cette scientifique en herbe vouant un amour inconsidérable à la science exacte que son les mathématiques d'admettre que quelque chose d'inexpliqué se produise. Elle resta donc immobile et silencieuse quelques instants, essayant de se remettre de ses émotions, regardant fixement vers la falaise et le vide qui se dressait sous elle. A cet instant là, l'idée farfelue de se jeter de ladite falaise lui passait par l'esprit, si toutes les lois naturelles qu'elle connaissait perdaient leur sens en ce lieu, pourquoi n'en serait-il pas de même de la pesanteur ? Mais cette idée lui paraissait quand même trop folle et elle resta bien immobile sur son rocher.
Au bout d'un moment qui parut durer des heures, Alyss répondit aux questions de Camille au sujet de Pierrick. Il lui était totalement sortit de la tête pendant ces minutes et elle s'en voulu presque de l'avoir oublié. Alyss lui assura qu'il n'était pas sur la lande à sa connaissance ce qui permit au passage à Camille d'apprendre qu'elle était là depuis quatre jours déjà donc le phénomène n'avait pas l'air d'être de courte durée. Mais Alyss attira aussi Camille sur un autre problème, si Pierrick venait à ce rendez-vous... Il allait lui aussi se retrouver coincé et elle se sentirait responsable... Si elle n'avait pas tant voulu le voir il serait libre, elle espérait alors qu'il ne vienne pas à ce rendez-vous. Un paradoxe total... Si il venait, il se retrouverait coincé et elle s'en voudrait. Mais s'il n'y venait pas, cela voudrait dire qu'il se fichait totalement d'elle et dans ce cas, le savoir coincé aurait presque réjouit la jeune fille. Mais bon, elle verrait bien ce qui arriverait, même si à cet instant la tristesse s'emparait à nouveau d'elle. Puis Alyss lui posa une question.


- Mais au fait, qui est ce mystérieux Pierrick ? Enfin, si je peux me permettre de te poser la question, bien sur.

C'était une question simple mais à laquelle Camille aurait du mal à répondre, surtout à ce moment, alors qu'elle s'inquiétait pour lui, mais elle se dit que parler pourrait peut être l'aider donc elle prit une inspiration pour essayer de répondre.


- Pierrick... Comment expliquer, c'est un peu compliquer on va dire. C'est un ami.. Mais un ami inconnu. Enfaite, je l'ai rencontré sur un forum il y a trois ans, on a sympathisé et on parle de tout ensemble, que ce soit par internet ou par téléphone. On se s'est jamais vu, ça devait être notre première véritable rencontre, il habite pas loin d'ici alors que moi je suis Alsacienne donc c'est pas simple. Il m'avait donné rendez-vous ici parce qu'il trouvait la vue jolie et que se serait plus simple de se retrouver dans dans une foule...


En expliquant cela, les émotions de Camille étaient contradictoires. Elle était à la fois heureuse en pensait à lui et à leur rencontre et à la fois triste parce qu'elle ignorait où il se trouvait et avait peur pour lui, plus que pour elle-même d'ailleurs. Ses yeux étaient à la limite des larmes et ils rayonnaient de bonheur à la fois, un nouveau paradoxe et ça commençait à faire beaucoup pour une jeune fille de dix-huit ans totalement perdue...

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MessageSujet: Re: Manipulation entre peste et gentillesse [PV Alyss] TERMINE   Jeu 20 Jan - 16:30

Elle quoi ? « Nan mais je rêve là ! » Il lui donne rendez-vous parce qu'il trouve la vue jolie ? Bin voyons ! Pour Alyss, ça ne faisait aucun doute : cette fille était complètement dérangé. Traverser la France pour aller voir un inconnu ? Accepter un rendez-vous sur un lieu désert ? « Malade, cette fille ! » Ils parlaient depuis trois ans ? Et alors !! Sous le coup de la colère, Alyss se leva, faisant les cent pas à grandes enjambées. Complètement barge ! Inconsciente ! Ce fut une vraie rage qui la souleva bien vite quand une pensée arriva a son esprit : ce type était un fou furieux, c'était vu d'avance. Si il était un minimum censé, il aurait fixé le rendez-vous dans un endroit public, pas ici ! Et là, en acceptant, cette barge finie avait permis à un malade surement pire qu'elle de rappliquer ! « Sympa de nous mettre tous en danger ... » songea Alyss, mauvaise langue. Elle finit par se tourner vers Camille, toujours assise sur son rocher.

- Nan mais tu es complètement inconsciente ?! Tu traverse la France entière et tu pars retrouver un mec, surement un fou, sur une pointe déserte complètement isolée ? Attends mais c'est hyper dangereux, tu te rend pas compte !!

En même temps … Et si elle pouvait inquiéter Camille de cette façon ? Au fond, elle devait être au courant que ce qu'elle faisait était dangereux. Si Alyss arriverai à la convaincre que ce Pierrick pouvait être dangereux, elle parviendrait peut être à les éloigner l'un de l'autre … A voir. Mais elle pouvait jeter les bases. Ça ne lui couterai pas grand chose. Et si le Pierrick était beau gosse, alors c'était tout bénef' pour elle.

Soupirant, elle tacha de se calmer et retourna s'asseoir auprès de Camille.

- Je suis désolée, je me suis un peu emportée. Le stress … Mais sincèrement, c'est super dangereux ! Et tu as vu toute cette brume ? Tu ne peux pas courir le risque de te retrouver seule avec lui dedans ! Tu ne l'a jamais vu ! Qui te dit qu'il ne t'as pas menti ? Il peut très bien s'agir d'un gars bien plus âgé … Tu as dis qu'il avait quel âge ?

L'avait-elle dit, d'ailleurs ? Pas sur. Enfin bref, peu importe. Elle devait a tout prix convaincre Camille qu'elle s'inquiétait pour elle.
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Camille Weber

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MessageSujet: Re: Manipulation entre peste et gentillesse [PV Alyss] TERMINE   Jeu 20 Jan - 20:42

Au fur et à mesure de son récit, Camille ne s'était pas rendue compte que ce qu'elle racontait horrifiait littéralement son interlocutrice. Tellement perdue dans son récit et dans les souvenirs de sa rencontre avec Pierrick elle n'avait pas vu les grimaces d'étonnement et de colère de l'autre jeune fille. Et pourtant, Alyss s'était levée et elle faisait les cent pas, de rage. Ce qu'elle pensait, Camille l'ignorait aussi et cela valait mieux car elle estimait bien trop Pierrick pour laisser dire que c'était un fou furieux, alors qu'elle aurait sans doute à peine bronché en se voyant qualifiée de malade, de barge et d'inconsciente. Pierrick était son ami même si elle ne le connaissait pas encore réellement et ses amis étaient bien les seuls personnes pour qui elle pouvait transgresser son appréhension des étranger et s'opposer à quelqu'un. Mais à ce moment là, Camille était plongée dans ses souvenirs et elle ignorait totalement ce qui faisait et pensait Alyss. Cette dernière finit cependant par la sortir de sa réflexion en l'interpelant assez violemment.

- Nan mais tu es complètement inconsciente ?! Tu traverse la France entière et tu pars retrouver un mec, surement un fou, sur une pointe déserte complètement isolée ? Attends mais c'est hyper dangereux, tu te rend pas compte !!

Des idées auxquelles Camille n'avait même pas pensé, les seules peurs qu'elle avait en se rendant à ce rendez-vous était qu'il ne vienne pas ou qu'il se passe mal... Des peurs fondées lorsqu'on voyait là où ça l'avait menée. Mais surtout des idées invraisemblable pour la gentille et naïve Camille. Elle ne pouvait pas le concevoir comme quelqu'un de dangereux. il avait été là pour elle aux moments où elle en avait le plus besoin. Pour elle cette rencontre n'était pas de l'inconscience mais la réalisation d'un rêve rêvé des centaines de fois et Pierrick n'était pas fou, pas plus qu'elle en tout cas. A cet instant là, l'état d'esprit de la jeune Alsacienne se situait entre celui d'une petite fille de cinq ans qu'on venait de disputer après qu'elle ai fait une bêtise et celui d'une vraie jeune fille de dix-huit ans n'ayant pas les mêmes problèmes qu'elle à communiquer. Elle aurait voulu contredire Alyss mais elle ne s'en sentait pas vraiment capable. Et le temps que ces deux pensées s'affrontent dans son esprit, avant même qu'elle n'ai pu réussir à choisir sa réaction, Alyss revient s'assoir en face d'elle. Elle semblait calmé mais par expérience, Camille savait que ce n'était pas forcément un bon signe et elle ne se trompait pas. En effet, Alyss repris ses reproches, sur un ton plus nuancé mais cela restait des reproches.
Elle s'excusait mais insistait toujours sur le fait que ce soit dangereux, qu'ils ne se connaissaient pas et qu'il pourrait être n'importe qui... Surtout là, dans cette brume opaque dont on ne pouvait s'enfuir...
A ce moment là, les émotions eurent raison du calme de Camille. Elle était perdue, presque seule et on lui disait de ce méfier de ce qui aurait pu être sa seule attache dans ce nouveau monde. Les larmes qu'elle avait retenues jusque là se mirent à couler le long de ses jours. Entre la fillette de cinq ans et le jeune femme de dix-huit ans, le choix avait été fait, et à ce moment là, c'était une réaction enfantine qui lui était venue. Elle pleurait en sachant que ça ne changerait rien mais elle était incapable de contenir tout cela et incapable de l'exprimer, cette fichue appréhension de parler aux inconnus qui la reprenait au mauvais moment et voilà qu'elle passait pour une pleurnicheuse. Mais son image elle s'en fichait, ce qu'il fallait, c'est qu'elle retrouve son calme. En fouillant dans sa poche elle finit par trouver un paquet de mouchoirs en papier. Après avoir séché ses yeux et calmé un peu sa respiration elle pu enfin répondre à "l'agression" qu'elle venait de subir.


- Il n'est pas dangereux... Il ne peut pas être dangereux !

Une affirmation, un point d'appuis qui, tant qu'il resterait en place, pourrait lui servir. Une fois cette affirmation renversée elle ne serait plus capable de supporter tout ce qu'elle apprenait et cela se voyait dans le ton qu'elle venait d'employer. Un ton montrant le dernier recours de cette affirmation. Puis elle se reprit, elle continua :

- Je sais qu'il ne m'a pas menti, j'en ai la certitude. Puis d'abord, la brume, il n'y en a pas toujours eu, quand je suis arrivée il n'y en avait pas et je ne suis pas en Bretagne juste pour le rencontrer, j'ai d'abord été voir de la famille.

Famille qu'elle avait été voir pour avoir une bonne raison à ce voyage mais cela, Alyss n'était pas obligée de le savoir, Camille devait d'abord s'assurer que cette dernière ne se fâche pas contre elle, elle détestait les conflits par dessus tout. Et enfin, il il y avait la dernière question qu'elle lui avait posée, quel âge avait Pierrick.

- Il a vingt-et-un ans si tu veux absolument le savoir. Enfin, c'est gentil de t'inquiéter pour moi...

Le ton qu'employait Camille redescendit sur cette dernière proposition. Si Alyss avait une telle réaction, cela ne pouvait être qu'à cause de l'inquiétude, Camille n'était pas capable ne serait-ce que d'imaginer les plans qu'échafaudait la jeune femme de Cannes pour s'attirer les grâces de tout le monde, elle était bien trop gentille et naïve. Il ne restait plus à la jeune file qu'à espérer qu'Alyss finirait par la comprendre et comprendre les raisons qui l'avaient poussé à accepter et même à organiser ce rendez-vous. Une fois de plus, si elle avait su comment fonctionnait Alyss, elle aurait comprit que ce qu'elle espérait était impossible.

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MessageSujet: Re: Manipulation entre peste et gentillesse [PV Alyss] TERMINE   Ven 21 Jan - 22:52

Camille avait regardé Alyss s'énerver, l'avait écouté lui parler. Et puis, quand elle avait compris ou voulait en venir la jeune femme, elle avait fondu en larmes. « Oh, pitié ! » Des pleurs, c'était d'un pathétique … Enfin. Puisqu'elle voulait passer pour la fille sympa et attentionnée, Alyss passa son bras autour des épaules de Camille, tachant de jouer celle qui s'inquiétait réellement pour elle, celle sur qui elle pouvait compter si elle avait besoin de réconfort. C'était d'un chiant … mais c'était le job des Miss Pestes en chef. Et comme Alyss était la reine des pestes, elle excellait tout particulièrement dans ce job de Miss-je-suis-toute-gentille. Elle retira son écharpe, la passa avec douceur autour du cou de Camille. Bon. Ok, il fallait être sympa, mais son écharpe en cachemire d'un superbe violet sombre, ça la tuait.

- Hé, Camille !

Elle prit le ton désolée de celle qui a exagéré.

- Je suis désolée. J'ai peut être été un peu … cash. On est comme ça, dans le sud. Fit-elle pour rire.

Enfin pour rire. A moitié quoi.

- Il n'est pas dangereux ... Il ne peut pas être dangereux !

Alyss n'avait jamais compris cette chose. Que des jeunes puissent se tourner vers le net pour se lier d'amitié avec d'autres personnes totalement virtuelles. C'était pour elle parfaitement incroyable. Et puis la haute société n'avait surement pas sa place sur la toile. Elle haussa les épaules. Bien sur, il faut de tout, mais là … Camille semblait vouloir se défendre à tout prix. Encore quelque chose qu'elle ne pouvait comprendre. Si elle était persuadée qu'il n'était pas dangereux, pourquoi semblait-elle se faire violence à ce point ? Pourquoi chercher à se rassurer ? Les questions défilaient, mais au final, c'était parfaitement ce que voulait Alyss : que Camille en vienne à douter de son ami virtuel.

Camille enchaina, donnant toujours à Alyss cette impression de vouloir se défendre coute que coute, expliquant qu'elle n'était pas venue pour lui, qu'elle avait vu de la famille, ceci cela … « Des mots » songea Alyss. Elle ne remettait pas en doute le fait que Camille avait vu sa famille, mais cela ne changeait rien à ce qu'elle avait accepté. Un rendez vous avec un parfait inconnu dans un endroit comme celui ci ! « Vraiment ... »
Vingt et un ans ? Humm … C'était intéressant, ça ! Oui enfin, bien sur, un mec plus âgé que soi, d'au moins deux ans minimum, c'était nettement mieux. Enfin, ici, elle ferai avec ce qu'elle avait sous la main …
Elle rapporta son attention sur Camille.

- Écoutes, je m'excuse pour ma réaction de tout à l'heure. Je ne peux pas dire que je comprend ce que tu ressens, ce serai mentir. Mais si c'est important pour toi alors pourquoi pas. Mais tu dois être prudente. Et je pense que tu devrais te reposer aussi. Tu as l'air exténuée, Camille. J'irai accueillir Pierrick, si tu veux. Ne t'inquiète pas.
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MessageSujet: Re: Manipulation entre peste et gentillesse [PV Alyss] TERMINE   Dim 23 Jan - 18:07

Lorsque Camille s'était mise à pleurer, Alyss s'était retrouvée un peu dépourvue et avait mit quelques instant à réagir. Cela, Camille ne l'avait pas remarqué, et même si cela avait été le cas, aurait-elle fait le rapprochement entre le manque de réaction spontanée et l'idée que sa "nouvelle amie" jouait peut être un rôle ? C'était très peu probable, jouer un rôle ne lui aurait pas paru logique, c'est dans les films qu'on joue un rôle, pas dans la réalité. Enfin, après ce temps de latence, Alyss avait finit par venir s'assoir à côté de Camille qui était en pleurs. Elle lui avait passé le bars autour des épaules, dans un geste de réconfort tout à fait classique et passe partout, le genre de geste que les gens normaux font sans y penser, et souvent sans le penser. Mais pour Camille, on ne peut pas feindre la pitié et l'attachement, sa peur des autres l'empêche de les comprendre, mais elle savait, elle tomberait de haut notre petite fille naïve. Le monde est loin d'être tout noir ou tout blanc, il n'y a pas les gentils d'un côté et les méchants de l'autre... Donc à cette attention, Camille adressa à l'autre jeune femme un sourire timide et baigné de larmes. Mais cela n'eut pas l'air de suffire à Alyss qui était passé de la colère à la gentillesse, au moins au vu des apparences. Cette dernière enleva sa écharpe de cachemire violette et l'enroula tout doucement autour du cou de Camille. Après cela, elle l'interpela, essaya de la faire réagir, et changeant de voix, elle finit par s'excuser à nouveau. De ce que Camille comprenait,il était question de sud de la France, que là bas ils étaient plus impulsifs que les nordistes, mais elle n'écoutait plus vraiment. Avec cette émotion de plus, cette émotion de trop, tout ce qu'elle avait vécu ces dernières heures lui été retombé dessus et la fatigue qui allait avec aussi. Cela faisait plusieurs jours qu'elle dormait mal à cause de l'appréhension qu'elle avait au sujet de cette rencontre, ou pour le moment, de cette non-rencontre et d'un coup, la fatigue s'abattait sur elle. Elle aurait bien aimé dormir là, s'échapper, ne serait-ce qu'en rêve, de cette lande qui la tenait apparemment prisonnière. Mais pour le moment, elle était assise sur une pierre froide, au bord d'une falaise, alors ce n'était pas le moment de faire une sieste.
Au bout d'un moment, lorsqu'elle avait fini par se calmer et qu'elle avait répondu à Alyss, cette dernière lui répondit. Elle avait toujours ce ton calme et gentil que l'on prend pour expliquer quelque chose d'important à un enfant ou pour calmer ce dernier, mais Camille n'y prêtait pas attention, elle se contentait de suivre le cours des paroles.


- Écoutes, je m'excuse pour ma réaction de tout à l'heure. Je ne peux pas dire que je comprend ce que tu ressens, ce serai mentir. Mais si c'est important pour toi alors pourquoi pas. Mais tu dois être prudente. Et je pense que tu devrais te reposer aussi. Tu as l'air exténuée, Camille. J'irai accueillir Pierrick, si tu veux. Ne t'inquiète pas.


Elle s'excusait encore, ça en devenait louche, comme un rôle accentué mais ça non plus Camille ne le remarquait pas. Alyss jouait la carte de celle qui tentait de comprendre, une carte passe partout aussi, car prétendre comprendre l'autre est toujours de la vantardise. Elle conseillait Camille, disait qu'elle approuvait ses choix mais qu'elle devait rester prudente, un rôle parfaitement joué, celui d'une amie compatissante alors qu'elles ne se connaissaient que depuis quelques dizaines de minutes. Et finalement, Alyss sembla remarquer la fatigue de son interlocutrice. En effet, Camille était exténuée et ne rêvait plus que de dormir, se reposer, se remettre de ses émotions et surtout, sortir de ce cauchemar. Alors lorsque Alyss lui fit remarquer, elle sauta sur l'occasion.

- T'as raison, je suis crevée, je crois que toutes ces émotions d'un coup, ça m'a achevé... Tu crois que tu pourrais me montrer où est-ce que vous êtes tous installés, j'aurais vraiment besoin de me reposer. Ce serait très gentil.

Pour la première fois depuis leur rencontre, Camille osait demander quelque chose, le besoin la rendait toujours un peu moins timide. Et puis là, Alyss avait été si gentille qu'elle ne risquait rien. Elle s'était même proposé d'aller chercher Pierrick, Camille était vraiment conquise par cette jeune femme si plaisante et serviable. Elle se tourna vers elle et reprit.

- Je veux bien que tu ailles accueillir Pierrick aussi, je ne me sens pas la force de le faire. Et puis merci pour l'écharpe, elle sent bon, j'aime bien ton parfum.

Un remerciement, un petit compliment pour la fin, de quoi montrer qu'elle était reconnaissante pour ce qu'elle avait et pour ce qu'elle allait sans doute encore faire pour elle.


PS : Désolée, c'est pas super mais j'étais pas très inspirée là...

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MessageSujet: Re: Manipulation entre peste et gentillesse [PV Alyss] TERMINE   Mer 2 Fév - 14:52

Alyss eut un petit sourire apaisant. Bien sur, qu'elle pouvait lui montrer le blockhaus. Pas de soucis. La jeune femme n'avait jamais été un ange : manipulatrice, hautaine et dédaigneuse, elle ne venait pas souvent en aide à autrui - sauf à une amie de sa clique, bien sur. Mais Camille lui faisait de la peine et la laisser croupir là n'aurai pas vraiment été la solution adéquate pour la mettre en confiance.

- Bien sur. Viens, je vais te montrer. Tu vas voir, les gens sont plutôt sympa.

Oui, ils étaient surement sympathiques. Alyss les trouvait lourds et dépourvus d'intérêts, mais qu'importe. Elle se leva, invitant Camille à la suivre. La brume s'était dissipée, le ciel était plus limpide. Le soir tombait rapidement, cependant, et la clarté diminuait chaque minute un peu plus. Si Pierrick était vraiment un sale type, sa maitrise du karaté serai une vraie bonne chose. Elle soupira. Il n'y avait vraiment que ce trou pommé dans le quel Miss Faurel pouvait se mettre dans une situation pareille.
Elle rapporta son attention sur la jeune fille qui avançait lentement à ses cotés.

- Par contre, ne t'attends pas à un luxe incroyable, hein ... Ce n'est qu'un vieux tas de béton avec des matelas moisis à l'intérieur ...

Elle fronça le nez. Oui, il était grand temps de trouver mieux, comme abris. Mais ce n'était pas possible pour le moment. La veille, Alyss était resté assise à l'observatoire durant de longues heures, guettant l'île qui leur faisait face. Celle ci était trop loin pour qu'elle puisse distinguer quoi que ce soit, bien sur, mais la jeune femme aurait juré que la vie grouillait sur cette île. Elle soupira. Il fallait vraiment faire quelques chose.
Quand les deux jeunes femmes arrivèrent à proximité du blockhaus, ce fut tout naturellement qu'une femme s'approcha. Alyss reconnu vaguement celle qui savait cuisiner les plantes - son nom lui échappait. Elle lui présenta Camille, résuma en deux mots sa situation, lui dit qu'elle allait lui montrer le blockhaus et l'endroit ou elle pourrai se reposer.

A l'intérieur du blockhaus, il faisait encore plus sombre. Froid également. Depuis quatre jours qu'elle était ici, Alyss commençait à s'y habituer, mais ce n'était pas très agréable pour autant. La jeune femme montra rapidement à Camille les deux pièces qu'ils utilisaient le plus. La première était tout simplement celle dans la quelle on pénétrait en premier. Sur le sol défoncé, ils avaient organisé un foyer. Un feu y brulait régulièrement. Quelques matelas avaient été posés là. Dans la seconde salle, il y avait uniquement des matelas. Tous vieux, moisis, gris, humides ... Des vestiges. Comment étaient ils arrivés là ? Alyss ne préférait pas le savoir. Elle devait cependant avouer qu'entre ça et dormir à même le sol, elle aimait mieux le matelas.

- Je pense que tu sera mieux dans la première pièce. Près du feu, tu aura plus chaud. Viens.

Tout cela aurait pu être pris pour de la gentillesse, ni plus ni moins. Mais quiconque connaissait un minimum Mademoiselle Alyss Faurel savait parfaitement qu'il n'en était rien. Le sourire faussement amical qu'elle adressa à Camille avant de ressortir dehors semblait parfaitement sincère. Mais Miss Faurel n'était jamais sincère. Jamais. alors qu'elle s'enfonçait dans l'obscurité à la recherche du fameux Pierrick, son sourire grandissait. Elle savait parfaitement qu'elle avait mis Camille dans sa poche. Ça n'avait pas été bien dur.
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