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 Burned Legend

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Alyss Faurel

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MessageSujet: Burned Legend   Mar 11 Jan - 21:19



«
Les légendes...
Ne sont-elles que des légendes ?
»



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G E N R E :: Horreur
S T A F F :: L'Asile, Eòghann D. Aveleen
O U V E R T U R E :: Janvier 2011
.


C O N T E X T E :
1940. Glasgow. Une ville avec ses inconvénients et ses ombres de souvenirs, ectoplasmes, figés dans le monde de l'invisible.
Votre corps avance vers ces ruines qui vous sont si familières. Vous passez non loin d'elles plusieurs fois par semaine, et chaque regard lancé en leur direction vous envoie un électrochoc, suivi d'un étrange sentiment de mal-être. Mais cette fois-ci, vous avez froid. Si froid, que ces morceaux poisseux de braises éteintes depuis trente ans vous redonnent les souvenirs d'une cheminée chaude. Une cheminée que vous n'avez plus, une maison que vous n'avez plus. À la rue depuis deux jours, sans personne pour vous aider et la faim, fine folie tentatrice, vous titille de plus en plus. Prostituée, vous vous êtes enfuie des quartiers cachés de la débauche. Fils maltraité, vous avez fuit les menaces paternelles, les coups de pelle dans vos reins. Mère malade, vous vous réconfortez dans les haillons de vos derniers morceaux de laines. Tous perturbés, vous avez l'impression d'être attiré inexorablement par ces ruines, et vous avancez sans même vous rendre compte du nombre de pas effectués pour parvenir jusqu'à elles. Vous êtes comme fasciné par les décombres du passé, et vous essayez de ne faire qu'un avec cette époque révolue. Les ruines ne sont plus que des cendres basanées, dégageant une odeur macabre fouettant vos narines. Elles persistent jusqu'à vous et vous enveloppent tendrement, telles les tentacules d'une veuve Noire qui voudrait vous faire siens.
Vous plongez inconsciemment dans les visions du passé, en jetant un œil curieux sur des morceaux de papier calcinés qui traînent autour de vous. Vous étendez vos doigts croqués par la chaleur de l'hiver vers ces morceau jaunis. L'encre persiste encore, malgré toutes ces années à subir les pluies et les saisons. Vous êtes intrigués, vous vous sentez confus, dérangé, instable. Mais vous ne cédez pas aux caprices de votre intuition et vous agenouillez, approchant progressivement votre visage d'une écriture à peine lisible. Votre nom s'y trouve, votre âge.
On vous informe de votre arrivée dans un asile, et vous fixez obstinément ce morceau de papier. Une mauvaise blague ?
De consumé il passe à froissé, de froissé il devient plié puis juste chiffonné. Il semble se régénérer entre vos mains, et les tâches de sang qui le souillent vous laissent sceptique lors de leur subite disparition. Vous n'osez pas relever la tête, trop captivé par cette étrange découverte. Un fou qui s'adresse à vous, comme si vous étiez réellement présent en ces lieux désormais inexistants. Des lettres de confidences, des mots doux parfois et, deux lignes plus loin, des suites inépuisables d'insultes. Mais... cette lettre vous est destinée. Ces insultes... pourquoi semblent-elles coller à votre situation ? Sale catin ! Vieille femme sans rêves, destinée à pourrir, et à geler... Et encore toi, petit garçon, chérubin aux ailes tordues, sans avenir, sans amour, mal-aimé.

Vous vous sentez transporté, captif d'un désir involontaire de tout découvrir sans qu'aucun indice ne vous file entre les doigts. Mais vous tremblez parce que votre corps ne se contrôle plus et la marge, aussi fine soit-elle, entre la réalité et l'imagination menace de se fendre en deux.
Le papier se régénérant, vous le surprenez en train de brûler nouvellement. Surpris par ce phénomène, vous vous redressez, vous le lâchez et voyez tout autour de vous l'asile reprendre feu, renaissant de ces cendres comme un phœnix, pour mourir une seconde fois. Vous croyez entendre les cris des patients surpris par la folie de leurs dirigeants, dont vous pensez apercevoir le visage brûlé derrière une porte entrebâillée.
Son regard révulsé, ses yeux parés à sortir de leurs orbites, sombrant en pleine démence, vous fixent, faisant de vous une proie idéale, et tellement vulnérable que même la fuite ne vous amènerait nulle part. Il vous observe comme si vous n'étiez que de la chair bonne à déguster, et son sourire carnassier vous évoque celui d'un de ces meurtriers psychopathes avec lesquels vous feriez connaissance dans un bon livre. Ricanant bruyamment, son rire badin se transforme en hurlement de calamité, son visage se décomposant comme la cire d'un cierge sur laquelle une flammèche prendrait le dessus. Et il cri. Hystériquement, elle vous hurle dessus à pleins poumons, levant un doigt ensanglanté vers vous. Avec vivacité, les flammes le dévorent, laissant uniquement son badge fondre plus lentement au contact du feu. Vous vous approchez, confus et terrorisé, croyant lire sur ce morceau métallisé l'histoire de tout un asile. Y est gravée une identité qui vous rappelle un article de journal lu il y a de cela trente ans, ou dont vous avez peut-être entendu parler, alors que vous étiez encore si jeune : Isaac Gregory's devient votre unique centre d'attention.
Il est responsable. Et écoutant ses plaintes s'évanouir, vous surprenez le feu en train de se retirer lentement mais sûrement, cessant de vous chatouiller les mollets et se préoccupant de s'éteindre.
Petit à petit, les locaux du manoir qu'était l'asile retrouvent leur apparence d'antan et vous restez planté là, immobile, prenant racine dans ce sol que vous aviez retrouvé brûlé et qui se trouve maintenant carrelé. Vous tournez sur vous-même, comme hébété par cette mésaventure, pris de court et complètement dépassé. Vous croyez vous trouver dans une autre époque, bien que celle-ci ressemble étrangement à la vôtre. Et là, vous vous demandez ce qui est à l'origine de cette énigme.
Tandis que vous vous sentez bien déboussolé, vous surprenez un sillon de petites tâches rouges s'étendre de vos orteils jusqu'à l'obscurité qui enténèbre les environs. Vous vous souciez de ce qui va vous arriver, mais vous vous laissez guider par votre imprudence et votre curiosité. Le langage de l'hémoglobine semble vous susurrer à l'oreille des indices, mais vous n'y prenez pas gare et continuez de suivre le chemin ensanglanté. Et quand vous avez pénétré dans la pénombre, vous surprenez une paire de chaussures s'en extirper. Vous relevez votre visage d'inconscient et apercevez un homme au physique énigmatique, au visage pâle et maladif. Tout autour de vous règne une odeur sanguine, métallique, accompagnée d'une ambiance médicale désagréable. Vous vous sentez nauséeux et fatigué pour X raison et vous écoutez la voix de cet homme que vous connaissez pourtant si bien, vous dire que vous êtes arrivé à bon port et que votre guérison ne fait que commencer. Une voix Ô combien suave et trompeuse, qui vous fait l'effet d'un vilain sort vous envoûtant, et vous menant par le bout du nez comme d'un rien. Cet inconnu, vous savez intérieurement qu'il s'agit du Dr Gregory's, accompagné de sa compagne Khrystel Geels. Mais une partie de vous-même refuse de l'accepter et enfouit ce détail dans les profondeurs abyssales de votre mémoire.
Petit à petit, vous oubliez tout de ce que vous avez appris et vous vous laissez conduire dans un bureau, celui d'une secrétaire maigrichonne, squelettique, qui enregistre tout ce qui vous concerne. Vous vous sentez impuissant et déballez tout ce qu'ils ont besoin d'archiver sur votre personne, votre passé misérable, votre famille, vos relations avec celle-ci, vos problèmes, vos peurs. Oppressé par le sourire badin d'une dénommée Elyse Cromwell, vous ne pouvez vous empêcher de fuir son visage terriblement enfantin.

« Et tout redeviendra comme avant. Telle une légende, tout s'estompera et le visage de cet ancien patient devenu dirigeant du plus célèbre asile du Nord de l'Angleterre ne sera plus qu'un lointain souvenir. Plus que des souvenirs consumés sur un morceau de papier calciné. Son nom n'existe plus, il est le fantôme du passé. Un passé ancré dans le présent. De 1910 à nos jours… ? Tout redeviendra comme avant. Et tous ceux qui suivront sombreront, comme moi. Mais tout ira bien… »

Et un murmure vous répète inlassablement dans une longue litanie :
« Tout ira bien. »

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